Devoirs sans stress, les 10 astuces à adopter.

Comme il est ici question de devoirs, le mien est d’être honnête avec vous : la recette pour remettre un enfant au travail est plus longue que celle du gâteau Feuille d’automne par Lenôtre (ça m’a pris 2 jours !). Mais dans les deux cas, le résultat rend la vie plus belle ! Comme je ne sais pas faire les choses à moitié, mon article s’est transformé en mini guide ! Quel que soit le profil de votre enfant (en primaire, collégien, juste fainéant, avec des difficultés ou désorganisé…) vous trouverez des solutions pour vous aider à aider votre enfant. Le but final étant qu’il s’aide tout seul 😉  

L’article étant long, je vous propose de :
– l’enregistrer dans vos favoris pour l’avoir sous la main.
– le recevoir par mail (avec les 2 pdf « le test de mémoire » et « travailler mémoire et concentration en s’amusant ») en remplissant la case :

 
– cliquer sur le titre du plan pour retrouver la partie que vous cherchez. Pour revenir au plan, une flèche grise apparaîtra à droite.

 Et voici mon (bon) plan : 
Les devoirs des parents
Il ne veut pas faire ses devoirs parce qu’il a déjà tout compris ?
Comment aider son enfant à faire ses devoirs ?
       1 – Renforcer la complicité entre l’enfant et vous.
       2 – La mise en place d’une routine.
       3 – Posséder son espace.
       4 – Savoir s’organiser.
       5 – Apprendre l’autonomie.
       6 – Connaître son cerveau pour bien utiliser sa mémoire.
       7 – Garder sa concentration.
       8 – Faire appel à un tiers.
       9 – Maintenir le rythme.
     10 – Une vie saine.

Les devoirs du parent.

Lorsque vous étiez enfant, étiez-vous impatients de devenir adulte pour ne plus avoir de devoirs ? Aujourd’hui, vous voilà adulte. La preuve, vous avez un ou plusieurs enfants… qui ont des devoirs ! Si certains enfants apprécient les devoirs, pour beaucoup c’est une vraie corvée. Si vous lisez cet article il y a des chances pour que votre enfant les remette à « plus tard », ce qui génère quelques frictions, voire des tensions quotidiennes. Ou bien la mise aux devoirs se fait sans cris mais ces derniers finissent par fuser. Les causes ne manquent pas : fatigue, exercices aux énoncés obscurs, manque de concentration de l’enfant, oubli d’un cahier, etc. Être adulte implique de gérer les devoirs à la maison. L’école vous a appris à lire et à écrire mais elle a omis de vous apprendre à gérer les devoirs de vos futurs enfants ! En fait, c’est comme si votre boulanger vous tendait de la farine et de l’eau sans autres explications que « Ne mettez pas la pression trop fort et ça lèvera tout seul ! » Oui, vous avez du pain sur la planche ! Si vous voulez que votre enfant soit autonome, il va falloir mettre la main à la pâte (bon j’arrête ces images, ça me donne faim !). Le but n’est pas de mener l’enfant à la baguette mais de rendre les devoirs plus digestes (oui, je sais, je devais arrêter…). Vous en voulez à l’école de devoir (c’est le cas de le dire !) vous disputer chaque soir avec votre enfant au lieu de passer du bon temps avec lui. Et en même temps, vous avez conscience qu’il doit apprendre à travailler tout seul. N’écoutez pas certains enseignants du primaire affirmant que les élèves se mettront au travail au collège ! Si une déferlante d’hormones sexuelles poussaient des élèves désorganisés et sans motivation à se mettre au travail du jour au lendemain, ça se saurait ! C’est pourquoi, il est important pour l’enfant en particulier et l’ambiance familiale en général, de mettre en place des habitudes qui feront gagner du temps et de l’énergie à tout le monde. Pour les collégiens en pleine crise, tout n’est pas perdu ! Il faudra juste mettre l’accent sur l’astuce n°1 avant d’attaquer la suite.   

Il ne veut pas faire ses devoirs parce qu’il a déjà tout compris ?

Sur le court terme, il est vrai que c’est un avantage. Les autres parents vous envient lorsqu’ils passent ¾ d’heure à faire apprendre une récitation ou à expliquer les subtilités des retenues dans la multiplication. Mais vous avez plus ou moins conscience que votre enfant n’apprend pas à apprendre. Et la notion d’effort lui est aussi inconnue que la formule ayant rendue célèbre Einstein pour un candidat de télé-réalité. Ce qui deviendra un vrai problème au collège ou au lycée et il sera alors beaucoup plus difficile d’apprendre les bonnes habitudes. Autant demander à un ado, qui n’a jamais mis les pieds dans la cuisine, de préparer tous ses repas lui-même ! Aussi, vous pouvez lui expliquer que les devoirs ne servent pas à apprendre mais qu’ils sont un entraînement pour se concentrer, s’appliquer et faire l’effort d’aller au bout d’un exercice (même s’il est trop facile). Tout cela ayant pour but de lui faciliter la vie durant toutes ses années d’études. Parce que son cerveau, bien que très performant, doit intégrer ces rituels assez tôt pour qu’ils soient acquis avant le collège. Comme un coureur de fond, même très doué, doit s’entraîner des années et pas seulement 1 mois avant une course.
Cette explication est valable également pour les enfants refusant les devoirs car « la maitresse dit qu’on est pas obligé. » Dans ce cas-là, vous pouvez remplacer une leçon acquise en classe ou un exercice qu’il maîtrise déjà par une activité nécessitant pour lui réflexion et persévérance (d’une durée de 10 mn pour les cp, 15 mn pour les CE1, 1/2 heure pour les cm2, etc). Voici quelques exemples d’activités (avec des liens vers mes articles) : cahiers d’énigmes, jeu de société faisant appel à la logique (comme les jeux smartgames, etc. Le but est d’aller au bout de l’activité (comme par exemple ne pas abandonner un défi d’un jeu de logique). Mais l’enfant doit faire, a minima, une chose demandée par l’école. L’idée étant de ne pas zapper l’ensemble des devoirs afin que l’élève prenne l’habitude de travailler sur des sujets qui ne le passionnent pas toujours. Car ce sera parfois (souvent !) le cas au collège et le refus de travailler sera d’autant plus fort. En moyenne, le point de rupture se situe vers la 5 ème.   

Comment aider son enfant à faire ses devoirs ?

Le parcours est souvent celui-ci : en cp, l’élève adore faire ses devoirs, puis du ce1 au cm2, il les fait de plus en plus rapidement, en pensant à ce qu’il fera après (surtout si le grand frère est devant un jeu vidéo ou un youtubeur !). Au collège, les devoirs sont source de conflits et bâclés au dernier moment.

Si votre enfant est en primaire, la prévention est de mise. Mettre en place avec lui ce programme le rendra autonome et il saura s’adapter sans efforts à chaque étape de ses études.

Votre enfant est au collège et vous cherchez comment remettre un ado au travail ? Votre mission, si vous l’acceptez, sera délicate mais pas impossible ! Suivez ce programme dont les 10 astuces sont présentées dans un ordre à peu près chronologique.

Astuce 1 – Renforcer la complicité entre l’enfant et vous.

Oui, nous sommes d’accord : l’enfant ne va pas accepter d’emblée de changer ses (mauvaises) habitudes. Les devoirs sont sources de conflits ? Dans ce cas, on comprendra qu’il serait contre-productif d’aborder le sujet des devoirs au moment.. des devoirs ! C’est pourquoi votre ‘premier devoir’ sera de … partager un cinéma, une promenade, ou tout autre activité, avec lui. Votre ado est scotché à ses jeux vidéo et vous savez d’avance qu’il refusera la moindre activité ? Allez le chercher sur son terrain de jeu pour mieux l’amener sur le vôtre. Oui, vous allez devoir jouer à Mario ou faire une partie de tennis via la wii (un moindre mal !) contre une sortie pour prendre l’air. Ensuite vous pourrez entamer le dialogue devant un goûter (portables éteints) en évoquant les conflits au moment des devoirs. Mettez-vous dans la peau d’une psy (ça aide à rester zen) et amenez-le à verbaliser le fait que sa vie serait plus belle sans ces éternelles disputes. Disputes qui ne disparaitront pas comme par magie. La seule solution est donc d’apprendre à gérer ses devoirs pour qu’ils ne soient plus une source de conflits. En gros, il doit être le maître de ses devoirs et non en être l’esclave ! Une bonne discussion apaisée permettra d’entériner son accord.

Pour les plus jeunes, la discussion sera lancée dans un moment apaisé comme celui du câlin du soir, après avoir échangé sur des sujets qui lui plaisent. L’enfant sera alors plus réceptif. Expliquez-lui que, dans la guerre des devoirs, vous n’êtes pas contre lui. Au contraire, vous et lui allez former une équipe pour être plus forts que ces devoirs ! Une équipe gagnante qui va relever le défi dès le lendemain. Tout en suivant les différentes astuces, focalisez en premier sur une petite tâche précise pour que l’enfant gagne en confiance. Ce peut être tout simplement de réécrire une leçon de manière lisible ou bien de finir un exercice de calcul. Évidemment tout ne sera pas parfait dès le premier jour (et même les suivants !). C’est pourquoi il est important que l’enfant sache que cela demandera du temps et que le but est de trouver chaque jour des petites solutions pour faciliter les devoirs et non de tout faire bien dès le début !

Astuce 2 – La mise en place d’une routine après l’école

La mise en place d’une routine permet à notre cerveau (et notre corps), de faire les choses plus facilement. La volonté nécessaire pour se mettre aux devoirs (ou sortir faire un footing) est moindre lorsque l’acte est répété régulièrement.  

La routine la plus efficace est la plus simple : au retour de l’école, l’enfant goûte (10 mn max) puis se met aux devoirs. Simplissime, il suffisait d’y penser ! 😉 Pourtant, sa mise en place est parfois délicate !

Pour les plus jeunes, un détour par le parc pour se défouler après l’école est une bonne chose. Mais une fois à la maison, l’enfant gagnera du temps en restant sur sa lancée (travail à l’école). D’ailleurs, il est intéressant d’observer les élèves de petites classes qui sont pressés de faire leurs devoirs. Ils ont ensuite du temps pour s’amuser. On pourrait penser qu’en laissant l’élève « décompresser » avant les devoirs, il referait le plein d’énergie. Mais dans la pratique, il a souvent du mal à « s’y remettre ». Et pour les ados collés à leur console, c’est mission impossible !
En parlant d’ado, leur cerveau doit être libre pour se concentrer. Donc leur smartphone doit être éteint et non à portée de main. Oui, ce sera le point le plus difficile à faire accepter aux ados. Présentez-lui comme un jeu type Koh-Lanta ou En terre inconnue où les participants se libèrent de leur objet fétiche. Et si l’envie de rajouter « et ça tombe bien parce que faire ses devoirs, pour toi, c’est vraiment En terre inconnue », jaugez le niveau d’humour ambiant…  

Suivez ce lien vers un petit exercice physique et ludique de 2 mn à incorporer dans la routine (si vous avez demandé l’article par mail, le lien sera également dans le mail). Cet exercice permet d’augmenter la concentration rapidement. 

Une petite affiche réalisée par l’enfant listera clairement les points à ne pas oublier. Il pourra ainsi cocher (les premiers jours) au fur et à mesure, ce qui est fait (se laver les mains, goûter, sortir les affaires, faire l’exercice zen de 2 mn, etc).               

Astuce 3 – Posséder son espace

où faire les devoirs ? bureau ou salon.

Devoirs zen. Se sentir bien dans son espace.

L’enfant doit-il faire ses devoirs dans sa chambre, bien assis derrière son bureau ? Personnellement, lorsque j’étais enfant, j’aimais m’installer seule devant mon bureau. Mais ce n’est pas le cas de tous les enfants. Mon fils préférait la table du salon pour les exercices écrits et le canapé pour les récitations (les vers sortaient mieux les pieds en l’air et la tête en bas !).­ Plus que le lieu, le plus important est le calme qui permet une meilleure concentration. Pas de grand frère qui joue à la console à côté ou de télé en fond sonore ! Souvent, en primaire, les enfants préfèrent le salon, alors que les collégiens vont se retrancher dans leur chambre (pas forcément pour se jeter sur leurs devoirs !).
Le relooking de l’espace bureau sera présenté comme la première étape du plan de remise aux devoirs. Ça ne devrait pas être trop douloureux. On y va en douceur. Cette étape sera l’occasion de trier les cahiers et de subtilement passer à l’astuce n°4…

Astuce 4 – Savoir s’organiser pour un gain de temps et d’énergie !

Astuce pour organiser ses affaires scolaires.

Avez-vous déjà entendu cette phrase : «J’ai pas écrit les devoirs parce que j’avais oublié mon agenda/cahier de texte à la maison » ou bien « J’ai pas le cours de géographie parce que j’avais oublié mon cahier et j’ai perdu la feuille volante. » ? C’est le genre de phrase qui donne d’emblée une mauvaise tournure au redouté moment des devoirs. L’enfant sera alors en position de défense ou d’agressivité pour contrecarrer la déception qu’il s’imagine percevoir chez vous. Pour éviter cette situation, je vous renvoie vers l’article  ‘organiser ses affaires scolaires’.

Astuce 5 – Apprendre l’autonomie et la persévérance.

À quel âge un enfant doit-il faire ses devoirs tout seul ? En fait, ce n’est pas une question d’âge mais d’autonomie et de difficulté. Un enfant de 7 ans peut se débrouiller tout seul pour relire quelques phrases tandis que sa sœur en 6e aura besoin d’aide pour préparer un exposé. L’astuce est de prendre conscience qu’aider son enfant est toujours l’occasion de lui apprendre l’autonomie. On ne donne pas la réponse mais on indique comment la trouver.

On perd un peu de temps aujourd’hui pour en gagner des tonnes plus tard ! Apprenez à votre enfant à pêcher et il ne vous demandera pas chaque jour du poisson 😉 Soyez conscient qu’il n’est jamais trop tôt pour lancer la ligne ! Vous vous remercierez lorsque votre enfant sera au lycée ou en études post bac. En tant que parents fatigués par une journée de travail bien remplie, notre but est que l’enfant finisse ses devoirs en temps voulu, quitte à lui souffler la solution. Pourtant, il est plus important pour un élève de savoir trouver une solution tout seul devant un problème que de maitriser les tables de multiplication (oui, connaître les tables, c’est bien aussi 😉 ) Avoir les bons réflexes devant une difficulté est une sacrée qualité pour la vie entière ! Et non, cela ne s’apprend pas à 18 ans ! C’est tout bête, mais si votre enfant éprouve des difficultés, ne vous jetez pas sur la page des exercices. Apprenez-lui à rechercher seul et à revoir la leçon correspondante AVANT. Dites-lui que le but est de le rendre plus fort avant d’attaquer les exercices. Exactement comme Batman prend sa Batmobile pour être plus fort ! Si la leçon ne lui semble pas plus claire, on ne jette pas l’éponge car il y a toujours des memos dans le livre. Et pour être encore plus fort, il peut se faire ses propres mémos en couleur. Ça peut être une carte mentale ou une affiche présentant, par exemple, une seule addition avec retenue illustrée de dessins juste pour faire joli. Cette affiche ravivera la mémoire de l’enfant en se trouvant au niveau des yeux devant son bureau (ou aux toilettes, comme mon fils l’a fait pour les verbes irréguliers en anglais !). Pour des mémos tout prêts et simplifiés, je vous conseille ceux des cahiers de vacances comme les Passeports présentés ICI. D’ailleurs, les cahiers de vacances sont excellents pour apprendre l’autonomie en douceur durant les vacances. Je vous explique dans cet article comment les utiliser pour améliorer les devoirs.

L’autonomie et Internet.

Lorsque l’enfant bloque sur un exercice, il y a aussi la solution de chercher sur Internet, qui présente un avantage (lui apprendre à utiliser intelligemment Internet) mais aussi de gros inconvénients (accès aux jeux lorsqu’il sera seul, tentation d’imprimer le mémo au lieu de faire sa propre fiche qui sera alors mieux retenue par le cerveau, etc). En primaire, tout est dans les livres et c’est justement le moment de lui apprendre à les utiliser. Au collège, certaines informations nécessitent une recherche plus poussée. Arrangez-vous pour les superviser, cela évitera le fameux copier-coller qui n’apporte rien en termes d’apprentissages. Le problème au collège est que les élèves réclament l’accès systématique à Internet au moment des devoirs parce que certains profs (c’est loin d’être une généralité !) les mettent en ligne. Si vous avez un ado et que vous rentrez du travail à 19h, combien de fois avez-vous surpris votre fils ouvrant précipitamment Pronote au bruit de votre clé dans la serrure ? Vous n’êtes pas dupe, vous savez qu’il était devant son jeu vidéo préféré depuis 2 heures. Or, l’autonomie englobe également celle vis-à-vis des écrans ! Ne transformons pas l’autonomie en dépendance !
Ne vous faites pas avoir par son discours « je peux pas faire mes devoirs sans Internet ! » et sachez qu’aucun prof ne poste les devoirs du jour pour le lendemain sur Pronote. Donc faites-lui imprimer les devoirs lorsque vous êtes là et coupez la connexion. Ce point aura été abordé au moment de la mise en place du ‘contrat’ sinon les tensions referont surface.   

Astuce 6 – Connaître son cerveau pour bien utiliser sa mémoire

Le jour de la rentrée scolaire, mes élèves de 6e avaient droit à un test. « C’est comme dans les magazines » m’a dit un jour une élève surexcitée. Pourtant, le test ne lui promettait pas de savoir quel héros d’Harry Potter elle était ! Cependant, il les concernait tous puisqu’il s’agissait de savoir comment fonctionnait leur cerveau ! Avaient-ils une mémoire plutôt visuelle, auditive ou kinesthésique (à l’aide de mouvements corporels)?

Pour bien apprendre une leçon, Jade s’imagine la réciter en classe, Anaïs la réécrit avec des feutres de couleur et Yoan la joue en gesticulant de manière théâtrale. Trois techniques différentes qu’ils ont adoptées après avoir fait le test « Quel type de mémoire as-tu ? ». Ce test a été mis au point par André Giordan qui est l’auteur des excellents petits livres Apprendre à apprendre et Apprendre à réviser (à offrir aux lycéens et étudiants!). J’ai retravaillé la présentation et adapté les conseils aux élèves de primaire et de collège. Il suffit de Cliquer ICI pour ouvrir le pdf de 7 pages.

Astuce 7 – Garder sa concentration

Deux qualités sont indispensables pour des apprentissages efficaces à long terme : l’autonomie et la persévérance. L’astuce n°5 vous a donné des pistes. On comprendra qu’un enfant qui se disperse facilement par manque de concentration devra fournir davantage d’efforts, ce qui risque de le démotiver. Le manque de concentration est le problème n°1 des élèves (en primaire, au collège et au lycée mais également en faculté ou en classe prépa !). Le premier conseil que je donne est toujours le même (car éprouvé !) : moins d’écran et plus de sport ! Ensuite, il existe plein de petites activités pour améliorer sa concentration. Une activité est particulièrement amusante et efficace et pourtant peu utilisée, il s’agit du jeu de société ! Attention, je ne parle pas des jeux estampillés “pédagogiques” (marketing, quand tu nous tiens!) et encore moins des applications numériques ! Je parle de ces pépites qui sortent chaque année du cerveau de passionnés. Je vous en présente régulièrement sur ma page JEUXSi vous n’êtes pas fan de jeux de société, c’est que vous les connaissez mal. Testez le petit jeu Dream on!, vous allez adorer ! Il fait travailler la mémoire de toute la famille et les fous rires sont garantis !
De mon côté, j’ai mis au point des petites activités imprimables (pdf de11 pages)
pour apprendre à se concentrer en s’amusant. La partie ‘jouer avec les mots’ est parfaite pour entraîner sa mémoire en adoptant la bonne méthode révélée par le test de l’astuce n°6.

Allez, un dernier conseil. Votre enfant est hyperactif et le sport ne suffit pas à le calmer ? Pensez à la musique ! Que l’enfant soit en primaire ou déjà au collège, trouvez-lui un cours qui propose la pratique d’un instrument dès les premiers cours. Tentez le coup, même si vous pensez que votre enfant est trop distrait pour ce genre d’activité ! Le résultat pourrait vous étonner !

Astuce 8 – Faire appel à un tiers 

Demandez à votre enfant d’inviter un copain pour qui les devoirs ne sont pas un problème. J’entends par là que le copain n’a pas forcément les réponses mais qu’il a la volonté de bien faire ses devoirs. Vous risqueriez d’être étonné-e de voir les enfants s’entraider, l’un pour la présentation, l’autre pour la logique, etc.

Évidemment, les règles doivent être établies au préalable pour les deux amis : goûter en 10 mn maximum puis devoirs au salon. Vous supervisez de loin et aidez si besoin. S’ils annoncent que c’est fini en ayant tout fait seuls, vérifiez ! Et si un exercice est faux, revoyez cela avec eux (ce point ayant été précisé avant, ils ne peuvent pas refuser). Ce n’est pas parce qu’il y a un copain qu’il faut être moins exigeant-e. Les enfants doivent avoir intégré que le but premier est de leur rendre les devoirs plus agréables. Il ne s’agit pas d’inviter un copain pour s’amuser (même si ce sera le cas après les devoirs, n’insistez pas là-dessus). L’idéal est de faire cela une fois par semaine chez vous et une fois chez le copain (si le parent partage votre façon de procéder). Plutôt en début de semaine. Ensuite il sera plus simple pour l’enfant de poursuivre sur ces habitudes en solo.

Attention, gros piège à éviter ! Le copain est là pour partager les devoirs et ensuite un moment de jeux, mais pas de jeux vidéo ! Récompenser un enfant avec un temps de jeu vidéo (même court) est contre-productif et le résultat est TOUJOURS le même : l’enfant finit par bâcler les devoirs sans réfléchir car il pense uniquement à la récompense ! Et pour revenir en arrière, vous devrez avoir la volonté de Sarah Connor (dans Terminator 2) pour changer le cours de l’histoire !

Si vous avez la chance d’avoir une cousine prof (est-ce une chance ?), faites appel à ses talents de pédagogue (si si, ça existe les profs pédagogues). L’idéal serait une nièce lycéenne sérieuse, mais c’est encore plus rare qu’un prof pédagogue ! 😉 Je plaisante, ça existe, j’en ai rencontrée ! 

Astuce 9 – Maintenir le rythme

Comment entretenir la motivation de l’enfant (ou de l’ado) tout au long de l’année scolaire ? Allez-vous lui offrir une récompense à chaque exercice ? Non, bien sûr. On entend souvent dire que la récompense est le plaisir du travail accompli. Oui, mais le chemin pour y arriver nécessitera votre aide, du moins au début. Un contrat (moral ou écrit) entre vous et l’enfant sera alors très utile. L’idée d’un contrat écrit peut sembler extrême pour l’adulte. Étrangement, les enfants aiment cette idée pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les enfants (et les adolescents !) sont rassurés par ce qui est constant et clairement énoncé. De plus, ce contrat sera une nouveauté et il ne concernera pas uniquement l’enfant mais également les parents ! De quoi plaire aux enfants ! Non parce qu’ils sont des sadiques pouvant enfin imposer leurs lois mais parce qu’il y sera question d’équipe et non de l’enfant tout seul.  

Comment ce contrat aide-t-il l’enfant ?
Il s’agit d’un repère qui rappelle les nouvelles bases sans stipuler noir sur blanc que l’enfant “doit faire ses devoirs”! Notre contrat est bien plus subtil tout en étant plus précis ! Par exemple il stipule que (je vous donne des idées, à vous de compléter selon la situation) :
– l’enfant (ou l’adolescent) ne doit pas dire « j’y arriverai jamais », « c’est trop dur » etc
– le parent ne doit pas prononcer de phrases négatives («c’est normal que tu n’aies pas fini, tu as perdu du temps », « tu n’y arriveras pas si tu ne te concentres pas.»).
– dans le cas où une phrase négative, défaitiste ou agressive, soit prononcée, le contrat spécifie que le ‘jeu’ consiste alors pour les deux ‘joueurs’ à trouver comment exprimer la même pensée de manière positive. Cette petite astuce peut se révéler très efficace si elle est utilisée systématiquement. Concrètement, on se met en pause et on joue à ‘voir les choses à l’envers’. Exemple : « cet exercice de math est trop dur » se transforme en « il sera facile quand j’aurai vu le résumé du cours sur le livre ».
Une difficulté ? Rien n’empêche de se vider la tête avec une ‘pause minute’ comme respirer un bon coup à la fenêtre ou marcher les bras en l’air autour du salon.   

Comment rebooster la motivation de l’élève?
Rien de mieux qu’une réunion hebdomadaire entre les cosignataires du contrat (un truc de grand pour remédier aux difficultés et se féliciter des progrès). Nous la renommerons Brainstorming s’il aime l’anglais ou bien séance de félicitations. Oublions les ‘mise au point’, ‘compte-rendu’ ou pire, ‘séance de remédiation’ ! Il s’agira en tout premier de mettre l’accent sur ce qui a été fait, même si cela n’a pas fonctionné. Votre fille a passé 30 mn pour apprendre une petite leçon et pourtant elle n’a rien retenue ? On la félicite pour l’effort puis on voit, ensemble, comment modifier sa méthode de mémorisation.

Astuce 10 – Une vie saine

Trop de sucre énerve les enfants et un manque de sommeil diminue très fortement  la mémorisation et la concentration. Bon, voilà, c’est dit. On le sait tous, je ne vais pas insister.

Parlons de ce qui fâche : le temps passé sur les écrans. Il a des répercussions incroyablement néfastes sur la concentration de l’enfant. Les professionnels de l’enfance le constatent tous les jours. Le problème est que lorsque le parent le réalise, il est beaucoup plus difficile (pas impossible) d’y remédier. Ce point aurait pu être présenté en tout premier, mais si vous lisez cet article, il est à parier que vous vous souciez de cela. Le tout est de vous assurer (autant que possible) que ce soit le cas chez l’autre parent en cas de garde alternée (oui, pas facile, je sais !)

Pour améliorer sa concentration et les apprentissages, il existe un atout non négligeable qui est justement parfois négligé : le sport !  Ainsi que la musique comme je l’ai dit plus haut.

J’ai eu l’occasion (la chance) d’enseigner à une classe de 4à horaires aménagés. Les élèves suivaient les cours uniquement le matin pour pratiquer leur activité (dans ce cas, patinage artistique ou musique) l’après-midi. Ils avaient donc moins d’heures en classe pour suivre le même programme scolaire que les autres élèves. Ils étaient 40 élèves entassés dans une petite salle. Résultat : la classe avançait plus vite que les autres ! Tout simplement parce qu’ils avaient tous une vraie capacité d’attention.   

Sans être dans une classe spéciale, les enfants qui suivent de nombreuses activités extra-scolaires gèrent mieux les devoirs que ceux filant directement chez eux pour s’affaler devant la télé. Parce qu’ils ont appris (par nécessité) à s’organiser. Et parce que ces enfants ne passent pas leurs journées devant un écran… 

La meilleure recette pour des devoirs aux petits oignons. 

Maintenant que vous avez les ingrédients, à vous de les ajuster pour réaliser la recette adaptée à votre enfant. A-t-il besoin d’une seconde pincée d’organisation ou d’un supplément d’exercices de concentration ? Ensuite, laissez mijoter une semaine avant de remuer tout ça pour faire le point avec le petit chef. Ensemble, améliorez la recette.

Les changements ne se feront pas en un jour, mais ça vaut vraiment le coup de prendre le temps et d’apprendre à nos enfants à devenir autonomes. Le bien-être (pour l’élève et le parent) gagné plus tard est sans comparaison.

Vous avez lu l’article en entier, bravo ! Pour le relire tranquillement, recevez-le avec le test de mémoire et les exercices ludiques pour travailler la mémoire et la concentration  :

 

Et chez vous, comment se passe les devoirs ? En quelle classe est votre enfant ? Bien sûr, si vous avez une astuce personnelle, dites-nous tout ! 
Delphine

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